[U17 Nationaux] Yohann Rangdet valide son brevet d'Entraîneur Formateur de Football

L'entraîneur des U17 Nationaux du Racing Besançon, Yohann Rangdet, a validé son brevet d'Entraîneur Formateur de Football.

Au début du mois de mars, Yohann Rangdet a passé ses examens à Clairefontaine pour valider son brevet d'Entraîneur Formateur de Football. Il a reçu la bonne nouvelle le jeudi 12 mars juste avant l'arrêt des compétitions. Cette formation, dispensé par la FFF, permet à ses titulaires de se perfectionner dans la formation de haut-niveau, la direction et l'animation de centre de formation. 

La session 2018-2020 comprenait 24 candidats, dont l'entraîneur des U17 Nationaux Yohann Rangdet, après une sélection en deux étapes avec 80 dossiers au départ. La formation débutait par une journée de positionnement en septembre 2018 et durait sur deux ans entre octobre 2018 et mars 2020 avec huit semaines à Clairefontaine. Entre les semaines à Clairefontaine, chaque candidat devait faire une semaine de mise en situation professionnelle soit 35 séances en centre de formation. Yohann Rangdet s'est rapproché de notre club-partenaire le DFCO. Christophe Point, entraîneur des U19 Nationaux puis de la National 3 du DFCO, était son tuteur. La formation comprenait aussi un stage d'observation de deux fois cinq jours qui a été effectué au Pôle Espoirs de Châteauroux en octobre 2019 et à Sochaux en novembre 2019. 

La formation s'est conclue avec un examen comprenant cinq rapports à valider plus un passage terrain. Le but final était de présenter un projet de formation pour son club. Yohann Randget aura tout réussi en n'effectuant aucun rattrapage. Une réussite qui fait honneur à tout le club !

Qu’est-ce que t’a apporté cette longue formation ?

La formation m’a complètement transformé au niveau footballistique. Sur le terrain, j’ai des nouvelles méthodes pédagogiques. Les garçons, je ne l’ai fait plus travailler de la même façon. J’ai vu progresser mes joueurs sur les dix-huit mois. Ils ont passé des paliers. La grande différence avec avant, c’est que mes formations m’ont sensibilisé sur tout ce qui est critère de haut-niveau avec l’importance des petits détails. Ce sont des choses que je ne maîtrisais pas.  Ça m’a transformé aussi en tant qu’homme. Ils  nous faisaient réfléchir sur nous-mêmes, sur notre mode de communication. Ce n’est pas gagné car je m’énerve encore sur le terrain. Un bon formateur ne rentre pas dans les émotions mais arrive à analyser la situation. Entre avant et pendant la formation, j’essaye de prendre un peu plus de recul même si ce n’est pas toujours évident. Ça m’a permis aussi de me perfectionner dans les outils informatiques que je ne maîtrisais pas du tout. J’ai été obligé de m’y mettre.

Est-ce que c’est plus dur de passer cette formation en tant que club amateur ?

J’avais des avantages et j’avais des inconvénients. Comme j’étais dans un club amateur, je pouvais faire mes propres expériences et tester des séances. J’avais plus de liberté. Comme on partait de plus loin que les autres avec mes joueurs, j’ai vite vu qu’on progressait ensemble. C’était grisant. Le gros désavantage, c’est que je n’étais pas dans une structure professionnelle avec des infrastructures de qualité. Parfois c’était compliqué avec les terrains quand je devais travailler une situation ou un exercice. Surtout, je n’avais pas de tuteur BEFF au club donc quand je testais une séance, il n’y avait personne pour me dire si ça allait ou pas. Je n’avais de repères. Souvent quand j’allais à Clairefontaine, j’avais mon ressenti mais je n’avais pas eu de retour avant. Du coup, mes premiers passages à Clairefontaine n’étaient pas très bons. C’était compliqué de ne pas être en centre de formation.

Est-ce que vous partagiez entre vous ? Est-ce que tu demandais conseil à ceux qui étaient en centre de formation ?

On s’est beaucoup entraidé. On avait un groupe WhatsApp où on partageait au quotidien. On avait surtout une plate-forme mise en place par la FFF sur laquelle on pouvait déposer des documents, des séances. Nous avons pu beaucoup échanger grâce à cette plate-forme. Dans une formation comme celle-là, tu te rapproches toujours de deux-trois personnes. C’est ce que j’ai fait et on communiquait pas mal, heureusement. Notre groupe de 24 candidats avait été bien constitué. Une grande majorité venait de centres de formation mais il y avait des gens de clubs amateurs comme moi et l'entraîneur N3 de Poitiers, des cadres techniques. Tous les genres étaient un peu mélangés.

De cette façon, les gens dans les clubs professionnels voient ce qui se passe dans les clubs amateurs…

Un petit peu. C’est vrai que quand tu es dans un centre, quelquefois tu peux être un peu déconnecté de la réalité. C’est une façon de montrer que dans tous les clubs, il n’y a pas des conditions d’entraînement exceptionnelles. Il y avait vraiment un bon mélange et le groupe a été bien constitué.

Qu’est-ce qu’un diplôme comme le tien peut apporter dans un club amateur ? Comment comptes-tu t’en servir au Racing Besançon pour en faire bénéficier tout le monde ?

Déjà ce sera de mettre en place le projet de formation pour nous faire passer un palier. Très simplement, je vais amener des méthodes qui sont pratiqué dans les centres de formation tout en l’adaptant à notre niveau car on ne pourra pas faire la même chose. Ce que je me suis attaché à faire pendant 18 mois, c’est de former les éducateurs qui sont sous ma responsabilité durant les réunions techniques. J’ai refait une planification complète avec tous les nouveaux procédés de la FFF que j’ai vu à ma formation. Ça doit faire progresser nos éducateurs et nos éducatrices et par la même occasion nos joueurs.

Tes joueurs étaient réceptifs à ces nouvelles méthodes ?

Oui, mes joueurs étaient vraiment très réceptifs. C’était nouveau au départ donc ils étaient curieux. Après, ils voyaient que cela marchait. L’année dernière, on est monté en U17 Nationaux. Sur le début de saison, on a eu des bons résultats. Mes garçons ont toujours été très à l’écoute.

Est-ce que cela peut aider pour la fin de saison ?

Ce qui doit faire la différence, ce sont les petits détails. J’ai une grande chance d’avoir un groupe sain avec des bons garçons. Au-delà de l’aspect foot, c’est la solidarité qui doit nous aider. On doit récolter le fruit de notre travail. Je savais que cela allait être compliqué. Aujourd’hui on est à notre place. On lutte pour le maintien mais on doit se servir de tous ces ingrédients pour y arriver.

Merci à Yohann Rangdet pour sa disponibilité ! 

Publiée le 23/03/2020
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