Roman Minary – “A fond à chaque match”
A 20 ans, international universitaire, il est passé du statut d’espoir à celui de joueur important au sein du groupe. Roman Minary respire le foot, la saine ambition et la joie de vivre.
Roman, deuxième saison dans le groupe N2, pas trop de pression après un premier exercice pleinement réussi ?
S’il y a une pression, elle est plutôt positive ! L’an passé, j’avais commencé milieu, mon poste de prédilection, mais j’ai joué l’essentiel du temps dans une défense à trois et ça s’est bien passé. Là, on est deux dans l’axe, et je m’entends très bien avec Safwan Mbaé. Numéro 4 ou numéro 6, cela m’est égal pourvu que je joue, parce qu’avant tout, j’aime le foot et, à ce poste, je touche beaucoup de ballons ! Le coach me fait confiance, il m’a dit que j’étais un joueur important de l’effectif, et qu’il appréciait ma polyvalence.
Quel regard portez-vous sur le début de saison du Racing ?
Honnêtement, c’est pas mal, même si je pense qu’on mériterait deux points de plus. Thonon, on fait 0-0 malgré pas mal d’absents, mais on a les meilleures occasions ; Mâcon, on revient deux fois au score et on a deux balles de match derrière. Cela peut laisser quelques regrets. Quant à Dijon, nous prenons les trois points, et croyez-moi, ce n’est pas facile de gagner là-bas. C’est le genre de performance qu’il va falloir renouveler à l’extérieur, cette saison, pour jouer les premiers rôles.
Justement, vous vous déplacez samedi chez le co-leader, Annecy. Encore un gros morceau ?
Je ne pense pas qu’il y aura des matchs faciles cette saison, il faudra être à fond chaque semaine. Annecy compte deux points de plus que nous. Le calcul est simple, s’ils nous battent, ils nous laissent à cinq points. On ne peut pas se permettre un tel écart après quatre journées. On sait qu’ils ont un attaquant efficace, Adam Yahi, qui vient de signer pro et affiche déjà six buts. Il risque de croiser mon chemin plus d’une fois, et ce sera à moi de faire en sorte qu’il reste muet ! Cela promet un sacré duel, mais j’aime bien ça et je veux absolument que l’on ramène quelque chose de ce voyage.
Buteurs de coupe – Fenollar, artilleur en chef
22 + 8, cela fait 30, et c’est bien le nombre de buts cumulés en deux matches pour les Racingmen en coupe de France. Même si ce total est à relativiser, il n’en reste pas moins que cet exercice à balles réelles fait du bien au moral à ceux qui y participent.
Ainsi, Mattéo Fenollar, artilleur en chef de la jeune troupe bisontine. Auteur d’un quintuplé au troisième tour, il a réussi un triplé samedi à Aromas. Le voilà donc largement en tête des buteurs bisontins en coupe. Souhaitons-lui la même réussite en championnat et tout sera parfait !
Le classement : Fenollar (8), Chaillet (5), N’Ganzi (4), Pasteur (3), Thérésine (2), Robert (2), Tilliez (2), Cissokho (1), Hoggas (1) Verquin (1) Herradi (1).
Coupe à Aromas – Accueil exceptionnel
La délégation bisontine n’oubliera pas ce voyage inédit en terre jurassienne, à l’occasion du 4e tour de coupe de France disputé samedi à Aromas. Sportivement, bien sûr, la fin de journée a été bonne, puisque les Bleus d’un jour ont décroché la qualification, devant un valeureux adversaire.
Mais aussi, et cela mérite d’être souligné, parce que l’accueil y a été formidable, témoignant d’un réel esprit de fraternité et de convivialité.
“Les joueurs d’Aromas ont fait honneur à leur maillot et cette magnifique compétition qu’est la coupe de France”, a écrit l’intendant du Racing, Jean-François Godard, dans un message sur Facebook. “Un immense merci aux dirigeants et aux bénévoles du club d’Aromas ainsi qu’à madame la maire pour leur accueil incroyable.”
Son alter-ego, David Leroy, abonde : “Nous pensions rentrer directement après le match. Mais quelle surprise ! Le club et la municipalité avaient préparé apéritif et repas pour toute la troupe à la salle des fêtes. Exceptionnel, vraiment. C’est aussi cela, la magie de la coupe de France !”
Hommage – Décès de Julien Ladreyt
Une bien triste nouvelle. Julien Ladreyt, ancien restaurateur et grand ami du club, est décédé la semaine dernière. Sa disparition a suscité de nombreux messages de la part des anciens du Racing sur leur boucle Whatsapp.
Sylvain Matrisciano, Luc Bruder, Gilbert Gazzola, Gilles Salou, Patrick Dralet, parmi de nombreux autres, ont fait part de leur émotion et de leur reconnaissance.
“Toto” Bruard se souvient : “En 1977, il y avait plusieurs joueurs célibataires qui cherchaient où manger à midi. Je leur ai proposé d’aller chez mon copain Julien, tout près du stade. Très vite, ils ont été plusieurs à y prendre pension (… ) Daniel Bagnol, l’ambianceur du vestiaire, y avait lancé des soirées à thème et tous les gars se retrouvaient chez Ladreyt. C’était l’année des barrages, quand nous avons failli monter en D1, avec un groupe de 14 pros. Par la suite, de nombreux joueurs ont suivi, puis ceux du centre de formation. Julien était un chic type, toujours souriant, comme sur la photo.”
Les obsèques de ce fidèle parmi les fidèles ont eu lieu mercredi 30 septembre.
Le Racing Besançon s’associe à la douleur de sa famille et de ses proches et leur présente ses sincères condoléances.
























