Les Échos du Léo !

Dariel Bernal

Retour gagnant

De retour à la pointe de l’attaque, Dariel Bernal a signé le but victorieux de son équipe face à Saint-Vit. C’est avec sérénité qu’il envisage la suite.

Dariel, enfin de retour ! On peut revenir sur les circonstances de votre longue absence ?

Durant la préparation, j’ai eu une déchirure au niveau de l’adducteur droit. C’était une petite douleur au début et puis, ça s’est aggravé au fil des matchs amicaux. On m’a diagnostiqué une déchirure de grade 3. Après, le temps de faire la réathlétisation, de renforcer tout ça, cela met plusieurs semaines. Il a fallu passer par de nombreuses séances à part du groupe. Maintenant, cela va mieux.

Vous avez dû pas mal gamberger pendant cette période ?

En tant que compétiteur, c’est frustrant, forcément. On se prépare pour faire une bonne saison, alors louper le début c’est difficile à gérer, mais mentalement, c’est une période qui renforce : il faut travailler sur d’autres aspects, gérer la frustration, revoir ses objectifs, relativiser aussi. Cela m’a permis aussi d’observer le groupe de l’extérieur, de le voir évoluer.  

Justement, comment jugez-vous votre équipe ?

C’est un groupe de qualité, avec beaucoup de bons joueurs dans toutes les lignes. Tous les postes sont doublés et il y a de la concurrence partout. Celui qui est sur le banc peut être aussi bon que son coéquipier sur le terrain. Certes, au niveau comptable, on est au milieu du classement, on aurait pu être plus haut… ou plus bas. Il y a beaucoup de nouveaux, il faut le temps que des connexions se mettent en place, que l’on crée un collectif.

Concernant le championnat, il est encore plus homogène que la saison passée. Il n’y a rien de définitif. Bourgoin est actuellement devant, mais reste un candidat parmi d’autres. Nous n’avons pas dit notre dernier mot !


Défense à 3

Safwan Mbaé s’adapte

Samedi, Jérôme Monier a profité de la venue de Saint-Vit en coupe de France pour relancer Maka Gakou, jugé apte après plusieurs mois d’indisponibilité et une rééducation parfaitement menée, et tester un système à trois défenseurs qui avait fait ses preuves la saison dernière.

Et si tout n’a pas été parfait, notamment sur le but visiteur, le trio Mbaé-Gakou-Minary a globalement rassuré.

“Il reste des réglages, mais c’est intéressant”, a estimé le coach à l’issue de la partie. Il est donc probable que la formule sera reconduite.

Parmi les intéressés, Safwan Mbaé, auteur par ailleurs d’un but plein d’opportunisme, pense que le système importe peu : “Je me sens bien dans toutes les configurations et j’arrive à m’adapter. Ce qui compte, c’est de donner le maximum au service de l’équipe, quelle que soit l’organisation ! ”


Dominique Sanches

“Oui à la vidéo, dans le respect du cadre”

Installer une caméra au fond des filets, voilà une pratique à laquelle se plient de nombreux gardiens de but, et certains relaient ensuite leurs exploits sur les réseaux sociaux. 

La Fédération française de football, s’appuyant sur une réglementation européenne, réprouve le procédé, et un gardien de l’équipe 3 de l’ASM Belfort a d’ailleurs été récemment puni de trois matchs de suspension pour avoir diffusé des images.

Quel est l’avis sur la question de Dominique Sanches, l’entraîneur des gardiens bisontins ? “Je suis favorable à l’utilisation de la vidéo lorsqu’elle s’inscrit dans une démarche d’analyse  de la performance (…) Elle fait d’ailleurs pleinement partie du football moderne, y compris au plus haut niveau. Le véritable sujet est donc moins la présence d’une caméra que la finalité de son utilisation et le cadre dans lequel les images sont exploitées”, explique ce spécialiste reconnu. 

Autrement dit, oui à la vidéo “au service de la formation et de la performance”, mais non si elle sert à faire le buzz sur les réseaux. La nuance est évidemment importante !


Emma Briot

Coach heureuse

Emma Briot est tombée dans le foot toute petite, la faute à des parents qui étaient eux-mêmes très investis, dans leur club de l’US Passavant. Depuis, elle s’y ébroue avec bonheur, elle espère même en faire un jour son métier à haut niveau.

Mais nous n’en sommes pas là. Gardienne de but à l’origine (“1 mètre 60, mais le sens de l’anticipation !”) Emma est surtout aujourd’hui l’heureuse coach de l’équipe U18 féminine du Racing, qui réalise une entame de championnat parfaite : cinq matchs et cinq victoires, à la lutte en tête de R1 avec Auxerre, l’ogre du championnat.

Ses joueuses (elles sont 23) ont entre 14 et 17 ans, autant dire que la différence n’est pas énorme avec une coach qui en affiche tout juste 19. Aucun problème pour notre éducatrice : “Ça marche très bien, les filles sont très respectueuses, elles sont là pour progresser, elles sont vraiment  à l’écoute. Et puis, j’ai appris à me faire entendre : c’est moi qui décide, ce ne sont ni les joueuses, ni les parents !”

Étudiante en deuxième année de Staps, Emma se voit dans l’avenir “prendre en main une équipe, à un certain niveau, ou responsable dans une structure pour tout ce qui est développement du foot féminin…” 

Nul doute que les opportunités se présenteront. En attendant, assistée de Quentin Roussey et Siméon Biza, notre super (jeune) coach goûte son bonheur sans retenue. 

“Franchement, je suis très heureuse de notre début de saison et de ce que font les filles !”

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